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Chaque semestre, le cabinet Xerfi réalise pour le compte de VALHOR le baromètre semestriel d’activité des entreprises du paysage auprès de 350 entrepreneurs :

  • 100 entreprises de 5 salariés et moins.
  • 150 entreprises de 6 à 19 salariés.
  • 100 entreprises de plus de 20 salariés.

Les données trimestrielles et mensuelles d’activité sont comparées à la même période de l’année précédente.

[Durée de lecture : 11 minutes]

Tour d’horizon des tendances d’activité des entrepreneurs du paysage au global, par type de client et de prestation au premier semestre 2026 d’après les résultats du baromètre semestriel d’activité des entreprises du paysage VALHOR.

Un secteur en croissance modérée, mais aux bases solides

Les entreprises du paysage confirment leur résilience. Au premier semestre 2026, leur activité progresse de 3 % par rapport à la même période de l’année précédente, même si le rythme de croissance apparaît plus modéré qu’au second semestre 2025 (+4,5 %). Cette évolution témoigne d’un marché du paysage qui reste porteur, soutenu par des carnets de commandes bien garnis et une demande toujours présente de la part des particuliers, des professionnels et des collectivités.

Si le secteur entre dans une phase de croissance plus mesurée, les fondamentaux demeurent solides. Les entreprises bénéficient d’une visibilité importante sur leur activité et continuent de tirer parti des attentes croissantes des Français et des acteurs publics en matière de végétalisation, de confort climatique et de qualité des espaces extérieurs.

Télécharger le baromètre S1 2026

L’entretien reste le principal moteur du marché

L’analyse par activité montre que l’entretien des jardins et des espaces verts demeure le segment le plus dynamique. Son chiffre d’affaires progresse de 4 % au premier semestre 2026. La création de jardins et d’espaces verts enregistre également une hausse, mais plus modérée, de 2 %.

Cette situation confirme une tendance observée depuis plusieurs années : les maîtres d’ouvrage, qu’ils soient particuliers, entreprises ou collectivités, sécurisent davantage leurs budgets d’entretien que leurs investissements d’aménagement.

État des lieux de la clientèle

Les particuliers demeurent la clientèle la plus dynamique

Avec une progression de 4 % de l’activité, les particuliers restent le moteur principal de la croissance du secteur. Les entreprises du paysage constatent une hausse du nombre de devis établis et acceptés, signe que l’intérêt pour les aménagements extérieurs demeure élevé.

Le nombre moyen de devis établis atteint ainsi 99 au premier semestre 2026 contre 95 un an auparavant. Les devis acceptés progressent également pour atteindre 58 dossiers en moyenne.

En revanche, un indicateur mérite une attention particulière : le montant moyen des commandes signées recule à 4 500 € HT contre 4 700 € HT un an plus tôt.

Les marchés publics montrent des signes d’amélioration

Après un second semestre 2025 difficile, l’activité auprès des collectivités et autres donneurs d’ordre publics retrouve une croissance avec +2 % au premier semestre 2026.
Cette reprise reste toutefois fragile. La tendance annuelle demeure légèrement négative, signe que les effets des contraintes budgétaires locales continuent de peser sur les investissements. Les entreprises observent néanmoins une légère amélioration du taux de transformation sur les appels d’offres pour les marchés supérieurs à 40 000 € avec 41 %, contre 39 % six mois plus tôt.

Les professionnels privés conservent des perspectives favorables

L’activité réalisée auprès des professionnels privés (entreprises, gestionnaires immobiliers, syndics et organismes HLM) progresse de 2,5 % au premier semestre 2026. Si cette croissance apparaît moins soutenue qu’en 2025, elle confirme néanmoins la bonne tenue de ce segment de clientèle dans un contexte économique plus attentiste.

Les principaux indicateurs commerciaux restent globalement stables. Les entreprises du paysage ont établi en moyenne au premier semestre 2026, 78 devis, dont 41 ont été acceptés, soit un taux de transformation de 53 %. Les projets de création continuent d’afficher de meilleurs résultats que l’entretien, avec un taux de transformation de 55 % contre 50 % (pour l’entretien).

Cette relative résistance du marché des professionnels privés s’explique notamment par la poursuite des investissements liés à la valorisation des sites d’entreprises, à l’amélioration du cadre de vie des salariés, ainsi qu’aux enjeux de végétalisation et d’adaptation au changement climatique. Toutefois, les décideurs demeurent plus prudents qu’au cours des années précédentes, ce qui conduit à un ralentissement des nouveaux projets et à des arbitrages budgétaires plus fréquents.

Pour les entreprises du paysage, ce marché conserve néanmoins un intérêt stratégique. Sa tendance annuelle reste solidement orientée à la hausse (+5,5 %), témoignant d’un socle d’activité toujours favorable auprès des clients professionnels.

Les enjeux de la profession : emploi et perspectives d’avenir

Un marché de l’emploi toujours sous tension

L’emploi continue de progresser dans les entreprises du paysage. Au premier semestre 2026, le taux d’embauche atteint 9,5 %, tandis que le taux de départ recule à 5,5 %, permettant au secteur d’afficher une évolution positive de ses effectifs.

Les recrutements concernent principalement des contrats à durée indéterminée, qui représentent 58 % des embauches réalisées. Les besoins portent essentiellement sur les ouvriers et les ouvriers qualifiés.

Cependant, les difficultés de recrutement demeurent une préoccupation majeure. Près de 42 % des entreprises déclarent avoir cherché à recruter sans parvenir à trouver les profils recherchés. Dans ce contexte, l’attractivité des métiers, la formation et la fidélisation des collaborateurs restent des enjeux stratégiques pour accompagner la croissance du secteur.

Des perspectives favorables mais un ralentissement attendu

Pour le second semestre 2026, les entrepreneurs du paysage anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires de 1 %. Cette prévision reste positive mais marque un net ralentissement par rapport aux progressions observées ces dernières années.

Les carnets de commandes demeurent néanmoins à un niveau élevé avec une visibilité moyenne de 135 jours d’activité. Les intentions de recrutement restent également soutenues : 64 % des entreprises prévoient d’embaucher au cours des six prochains mois.

Cette prudence s’explique principalement par plusieurs facteurs : les contraintes budgétaires des collectivités, les tensions sur le recrutement, l’incertitude économique générale et les impacts croissants des conditions climatiques sur l’activité.

Climat, activité et recrutement : les trois grands enjeux de demain

Le classement des préoccupations des chefs d’entreprise illustre parfaitement les défis auxquels fait face la profession. La météo et le changement climatique arrivent désormais en tête des inquiétudes, devant la conjoncture économique et les difficultés de recrutement.

Les épisodes de sécheresse, les fortes chaleurs et leurs conséquences sur l’organisation des chantiers modifient progressivement les conditions d’exercice du métier. Dans le même temps, les entreprises doivent préserver leurs marges tout en répondant aux nouvelles attentes des clients en matière d’adaptation climatique des espaces extérieurs.

Conclusion : des opportunités bien présentes

Malgré ces défis, les entreprises du paysage abordent la fin de l’année avec confiance. L’activité reste bien orientée, la demande demeure présente et les besoins en végétalisation des villes, des entreprises et des jardins privés continuent de soutenir durablement le marché.

Au final, si les particuliers demeurent le principal moteur de croissance du secteur, les professionnels privés continuent également d’offrir des opportunités de développement intéressantes, tandis que les marchés publics montrent des signes de redressement après une période plus difficile.

Source : Étude Xerfi pour VALHOR auprès de 350 entreprises du paysage, juillet 2026.

Un troisième trimestre 2025 particulièrement favorable

D’après l’Observatoire semestriel de suivi d’activité des entrepreneurs du paysage, le chiffre d’affaires global des entreprises interrogées a cru de 4,5% au second semestre 2025 par rapport au second semestre 2024 après une hausse de 3,5% au premier semestre 2025 (par rapport au premier semestre 2024) et au second semestre 2024. C’est le troisième trimestre 2025 qui a particulièrement contribué à la hausse au second semestre 2025 avec +6,5% de chiffre d’affaires (par rapport au troisième trimestre 2024) contre +2,5% au quatrième trimestre 2025.

L’entretien des jardins et espaces verts est particulièrement dynamique au second semestre 2025 avec +8% de chiffre d’affaires contre 2% pour les prestations de création.

Les marchés publics se distinguent des deux autres types de clientèle avec une tendance négative : -3% de chiffre d’affaires généré au second semestre 2025 (par rapport au second semestre 2024) contre +6% pour le marché des particuliers et +8% pour les professionnels privés.

« Dans des climats économique et institutionnel incertains, l’année 2025 s’est terminée avec une croissance positive mais faible. Au niveau mondial, les tensions géopolitiques et la pression commerciale de Trump ont intensifié l’attentisme des entreprises et consommateurs nationaux et étrangers. » analyse Xerfi Specific.

Moins d’embauches mais aussi moins de départs dans les entreprises du paysage au second semestre 2025

Au premier semestre 2025, sur l’ensemble des salariés, 9,5% ont fait l’objet d’une embauche durant ce semestre-ci et 7,5% sont partis. Au second semestre 2025, la proportion de personnes embauchées par rapport à l’ensemble des salariés est de 10,5% et celle des départs de 8%. Les niveaux d’embauches et de départs sont plus faibles en 2025 qu’en 2024 et 2023.

Au second semestre 2025, 38% des départs correspondaient à des fins de contrat et 28% à des démissions.

La proportion des entreprises qui ont cherché à embaucher mais sans succès régresse au second semestre 2025, passant de 43% au second semestre 2024 et au premier semestre 2025 à 27% au second semestre 2025.

Moins d’investissements au second semestre 2025

En 2025, 68% des entreprises interrogées ont réalisé des investissements. Elles étaient 70% en 2024 et 75% en 2023. La proportion d’entreprises ayant renouvelé leurs investissements de matériel diminue également : elles sont 45% en 2025 contre 60% en 2024 et 76% en 2023.

Les investissements concernent avant tout du matériel de production (46% d’entreprises concernées) et du matériel de transport (35%).

Pour aller plus loin

Source : Baromètre semestriel de suivi d’activité des entrepreneurs du paysage, enquête Xerfi pour VALHOR, août 2026.

Accéder aux résultats détaillés du Baromètre du paysage réalisé par Xerfi pour VALHOR