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L’Observatoire des données structurelles des exploitations horticoles et pépinières ornementales réalisé tous les deux ans par AND International pour FranceAgriMer et VALHOR apporte une analyse détaillée des exploitations françaises spécialisées en horticulture ou en produits de pépinière ornementaux. L’analyse fine de la mise en marché des entreprises de production permet de disposer de données chiffrées par région.

En 2023, la filière française de l’horticulture et de la pépinière ornementales compte 2 741 entreprises, pour un chiffre d’affaires horticole cumulé de 1,76 milliard d’euros et 15 545 emplois en équivalent temps plein, dirigeants compris. Au-delà de ce portrait national, les données régionales de l’Observatoire montrent de fortes différences selon les territoires.

Indicateurs clés

La région Pays-de-La-Loire représente 8% des exploitations françaises en horticulture et pépinière ornementales mais 23% du chiffre d’affaires national généré.

Les jardineries assurent 15% des ventes des producteurs en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les fleurs et feuillages coupés constituent 27% des ventes en Nouvelle-Aquitaine.

Les grossistes représentent 38% des ventes des producteurs situés en PACA.

Une filière horticole régionalisée, avec des profils économiques très différenciés

L’analyse régionale de l’Observatoire de l’horticulture et des pépinières montre que la filière ne repose pas sur un modèle unique. Les entreprises horticoles et pépinières se structurent différemment selon les bassins de production, les débouchés commerciaux, les surfaces disponibles, les spécialisations historiques et la proximité avec les marchés de consommation.

La région Pays-de-la-Loire occupe une place majeure dans la profession, avec 218 entreprises, 403,4 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole et 3 061 emplois en équivalent temps plein. Le chiffre d’affaires moyen par entreprise s’élève à 1,85 million d’euros. Ce profil traduit un tissu d’exploitations de taille importante, fortement structuré autour de marchés BtoB, notamment les jardineries, les producteurs et les circuits nationaux.

L’Auvergne-Rhône-Alpes constitue également un bassin significatif, avec 380 entreprises et 292,3 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole. La région se distingue par une combinaison de débouchés locaux, régionaux et nationaux, ainsi qu’une présence importante des ventes aux particuliers, aux jardineries, aux GMS, aux entreprises du paysage et aux collectivités.

La Nouvelle-Aquitaine rassemble 325 entreprises pour 188,2 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole. Son profil est plus diversifié, avec une forte place des fleurs coupées dans l’horticulture, mais aussi des pépinières ornementales, des ventes aux particuliers, aux jardineries, aux fleuristes et aux entreprises du paysage.

À l’inverse, certaines régions comptent moins d’entreprises mais présentent des spécialisations marquées. L’Île-de-France, avec 79 entreprises et 47,9 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole, conserve une forte orientation vers les marchés locaux et régionaux. Près de la moitié des ventes sont réalisées dans un rayon de 10 kilomètres, ce qui souligne le poids de la proximité dans ce territoire très urbanisé.

Spécialisation produit : un levier stratégique selon les territoires

En raison du climat et d’autres facteurs, les régions horticoles françaises ne produisent pas toutes les mêmes gammes. Cette spécialisation peut devenir une force pour les entreprises, à condition d’être clairement assumée et reliée à des marchés porteurs.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’horticulture représente 67,1 % de la valeur commercialisée, avec une place très importante des fleurs coupées, qui représentent 56,4 % de la valeur horticole régionale. Les grossistes en fleurs et plantes constituent le premier débouché commercial de la région, avec 38,1 % des ventes. Cette configuration montre un modèle très spécialisé, fortement connecté à des circuits professionnels.

En Normandie, les particuliers représentent 49,4 % des débouchés, ce qui traduit un modèle davantage tourné vers la vente directe ou les marchés de proximité. La région se distingue aussi par la part élevée des sapins de Noël, qui représente 24,5 % de la valeur commercialisée.

En Bretagne, la pépinière ornementale représente 51 % de la valeur commercialisée, avec un poids important des arbustes, de la bruyère et des plantes en pots. Les jardineries constituent le premier débouché régional, avec 32,8 % des ventes.

Les données régionales mettent en évidence que les régions les plus structurées économiquement sont souvent celles où les entreprises ont atteint une taille critique, disposent de débouchés diversifiés et peuvent commercialiser sur des zones géographiques élargies.

Il n’existe pas une seule voie de développement pour les producteurs horticoles. Certains territoires se structurent autour des plantes en pot, d’autres autour des plantes de pépinière, des fleurs coupées, des sapins de Noël, des jeunes plants ou des ventes aux particuliers.

Retrouvez les fiches régionales à la fin du rapport complet « Observatoire des données structurelles des entreprises de l’horticulture et de la pépinière ornementales – données 2023 » publié par FranceAgriMer à partir de l’étude FranceAgriMer VALHOR.