Une filière horticole régionalisée, avec des profils économiques très différenciés
L’analyse régionale de l’Observatoire de l’horticulture et des pépinières montre que la filière ne repose pas sur un modèle unique. Les entreprises horticoles et pépinières se structurent différemment selon les bassins de production, les débouchés commerciaux, les surfaces disponibles, les spécialisations historiques et la proximité avec les marchés de consommation.
La région Pays-de-la-Loire occupe une place majeure dans la profession, avec 218 entreprises, 403,4 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole et 3 061 emplois en équivalent temps plein. Le chiffre d’affaires moyen par entreprise s’élève à 1,85 million d’euros. Ce profil traduit un tissu d’exploitations de taille importante, fortement structuré autour de marchés BtoB, notamment les jardineries, les producteurs et les circuits nationaux.
L’Auvergne-Rhône-Alpes constitue également un bassin significatif, avec 380 entreprises et 292,3 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole. La région se distingue par une combinaison de débouchés locaux, régionaux et nationaux, ainsi qu’une présence importante des ventes aux particuliers, aux jardineries, aux GMS, aux entreprises du paysage et aux collectivités.
La Nouvelle-Aquitaine rassemble 325 entreprises pour 188,2 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole. Son profil est plus diversifié, avec une forte place des fleurs coupées dans l’horticulture, mais aussi des pépinières ornementales, des ventes aux particuliers, aux jardineries, aux fleuristes et aux entreprises du paysage.
À l’inverse, certaines régions comptent moins d’entreprises mais présentent des spécialisations marquées. L’Île-de-France, avec 79 entreprises et 47,9 millions d’euros de chiffre d’affaires horticole, conserve une forte orientation vers les marchés locaux et régionaux. Près de la moitié des ventes sont réalisées dans un rayon de 10 kilomètres, ce qui souligne le poids de la proximité dans ce territoire très urbanisé.